Thérèse Cornille

TCornilleTHÉRÈSE CORNILLE, l’inspiratrice et fondatrice

CHRISTIANE MULLER, la co-fondatrice et fille spirituelle

 

THÉRÈSE CORNILLE, L’ENFANCE ET LA JEUNESSE :

Photo ThérèseSeconde d’une fratrie de neuf enfants, Thérèse grandit dans un climat de foi et de joie. De son enfance, elle dira : « on était pauvres, mais on s’aimait ». A 11 ans, elle perd sa mère et cette enfance heureuse est bouleversée. Elle doit quitter l’école pour aider au travail de la maison. Le jour de ses 13 ans, elle entre à l’usine : dix heures de travail par jour, debout, sans autre repos que le dimanche et sans congés payés.

A 15 ans, lors d’une récollection, elle est bouleversée par le regard de bonté que le conférencier porte sur elle. Elle découvre alors le Christ et décide de lui consacrer sa vie.

En 1940, Thérèse adhère à la J.O.C.F. (Jeunesse Ouvrière Chrétienne Féminine). Pendant six ans, avec une force spirituelle extraordinaire, en zone occupée et interdite, elle prend de gros risques pour assurer ses responsabilités. Devenue permanente régionale et membre de l’équipe nationale, Thérèse prend conscience de la solitude de très nombreuses adolescentes sans foyer, sans travail, malmenées par la vie, abandonnées.

LE TOURNANT DÉCISIF :

En septembre 1946, Thérèse Cornille vient rendre compte à son évêque de la mission accomplie dans les fédérations jocistes. A la fin de l’entretien, il lui pose cette question : « Etes-vous contente du travail réalisé ? » Sans hésiter Thérèse répond : «Non». Très étonné, l’évêque lui demande de s’expliquer. Et Thérèse d’affirmer avec beaucoup de conviction : « Ou bien j’ai mal fait mon travail ou bien la J.O.C.F. n’est pas adaptée aux jeunes travailleuses qui auraient le plus besoin d’elle ! »

 

LA NAISSANCE DE CLAIRE AMITIÉ :

Jaillit alors une intuition : faire des maisons où des jeunes filles, aidées par des animatrices, pourraient, dans une vie fraternelle et familiale, grâce à une formation globale, se préparer à leur avenir de femmes, s’insérer dans la société et dans le monde et découvrir l’amour de Dieu pour chacun de ses enfants.

« Ce n’est pas un conseil, c’est un ordre de votre évêque », lui dit alors le Cardinal, « vous devez faire ces foyers. » C’est l’appel du Seigneur. Le oui de Thérèse est sans hésitation et sans retour. Il est le point de départ de la grande aventure sociale, apostolique et spirituelle de Claire Amitié.

 

CHRISTIANE MULLER, LA RELÈVE DU FLAMBEAU :

Christiane-4Christiane Muller a été pendant 27 ans la proche collaboratrice de Thérèse Cornille. « Je l’ai trouvée, la fille de mon cœur » dira Thérèse. Officiellement élue en 1975, Christiane participera aux côtés de Thérèse à tous les évènements de la mission de Claire Amitié. En 1987, Thérèse gravement malade, la présente à l’ensemble des animatrices qui l’élisent à l’unanimité comme Responsable générale de Claire Amitié.

Christiane a contribué au développement de Claire Amitié avec l’ouverture de nombreux foyers dans le monde. En août 2015, elle a transmis la responsabilité générale de Claire Amitié à Marie-Ange Bellance, son adjointe pendant 24 ans.

Nommée Cofondatrice de Claire Amitié, Christiane Muller poursuit aujourd’hui sa mission en faisant connaître et reconnaître Thérèse Cornille par des démarches officielles dans l’Eglise et la Cité.

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