Thérèse Cornille

TCornille

Thérèse Cornille (1917-1989)

Seconde d’une fratrie de neuf enfants elle y grandit dans un climat de foi, d’unité et de joie qui la marque profondément.
Du milieu familial de son enfance, elle dira souvent : «on était pauvres, mais on s’aimait».
A 11 ans Thérèse perd sa maman et cette enfance heureuse est bouleversée : elle doit quitter l’école pour aider au travail de la maison.

Le jour de ses 13 ans, elle entre à l’usine comme ouvrière textile : dix heures de travail par jour, debout devant son métier, sans autre repos que le dimanche et sans congés payés.
A 15 ans, alors qu’elle participe à une récollection elle est surprise par l’attention du conférencier sur sa personne, sa vie et son travail. Bouleversée par le regard de bonté qu’il porte sur elle, elle découvre le Christ. Jésus devient pour elle un Vivant et elle décide de lui consacrer sa vie. En même temps la Vierge Marie lui dévoile la profondeur de sa Maternité.

En 1940, Thérèse adhère à la J.O.C.F. (Jeunesse Ouvrière Chrétienne Féminine).
Pendant 6 ans, avec une force spirituelle extraordinaire, en zone occupée et interdite, elle prend de gros risques pour assurer ses responsabilités. Devenue permanente régionale et membre de l’équipe nationale, Thérèse au cours de ses visites dans les fédérations, prend conscience de la solitude de très nombreuses jeunes. Des adolescentes sans foyer familial, sans vie de quartier, sans travail, malmenées par la vie sont totalement abandonnées.

Un appel, une réponse !

Avec le Cardinal LiénartEn septembre 1946 alors que Thérèse Cornille, en fin de mandat de permanente, vient rendre compte à son évêque, le Cardinal Liénart, de la mission accomplie dans les fédérations jocistes, le Cardinal à la fin de l’entretien lui pose cette question :
«Etes-vous contente du travail réalisé

Sans hésiter Thérèse répond : « Non Eminence».
Très étonné le Cardinal lui demande de s’expliquer. Et Thérèse d’affirmer avec beaucoup de conviction :
«Ou bien j’ai mal fait mon travail ou bien la J.O.C.F. n’est pas adaptée aux jeunes travailleuses qui auraient le plus besoin d’elle !»

Que faire ?
Lors du dialogue qui suit jaillit une intuition : faire des maisons, où des jeunes, aidées par des monitrices pourraient, dans une vie fraternelle et familiale, grâce à une formation globale, se préparer à leur avenir de femmes, s’insérer dans la société et dans le monde et découvrir l’amour de Dieu pour chacun de ses enfants.
«Ce n’est pas un conseil, c’est un ordre de votre évêque», lui dit alors le Cardinal, «vous devez faire ces foyers».

C’est l’appel du Seigneur.
Le oui de Thérèse est sans hésitation et sans retour, il est le point de départ de la grande aventure sociale, apostolique et spirituelle de Claire Amitié.

 

 

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