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CLAIR LOGIS en Asie |
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Histoire de Claire Amitié au Cambodge |
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Salomé, en Afrique, est appelée pour fonder un foyer au Cambodge en 1968. « D’un continent à l’autre ! Claire Amitié entre en Asie ! Étonnant ! » |
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A peine trois ans après la création du premier foyer Clair Logis hors de France, un appel vient du Cambodge. C’est au cours d’une session de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne Internationale (J.O.C.I.) en 1964 à laquelle participait une animatrice de Kaolack. Son témoignage sur les activés du foyer au Sénégal suscite l’intérêt, particulièrement celui d’un prêtre des Missions Etrangères de Paris (M.E.P.) surpris par le programme d’éducation intégrale auprès des filles musulmanes. Il pose la question « Pourquoi pas auprès des bouddhistes ? » Thérèse Cornille prend à cœur cette demande confirmée par Mgr Ramousse, évêque de Phnom Penh alors présent au concile Vatican II et rencontré à Rome chez les Sœurs Ursulines. Salomé, présente à l’entretien peut relater l’histoire. Thérèse mesure l’importance de ce choix. Concrète et lucide, elle envisage dès 1967 un voyage au Cambodge avec des étapes en Inde, à Taiwan, au Vietnam. Cette dernière escale n’a pu avoir lieu à cause de bombardements. Suite à ce voyage la préparation d’une équipe d’animatrices est envisagée. Salomé venant de Kaolack, Nicole de France ainsi que Marie Reine, après l’obtention d’un diplôme d’infirmière. Sont au programme :
La mise en commun des découvertes, réflexions est une entrée dans le réel qui se profile. En décembre 1968, l’équipe prend l’envol pour Phnom Penh, avec une escale en Inde à Calcutta et dans le Bihar pour rencontrer Yvonne Tap (Jociste entrée au carmel de Sosso). L’équipe atterrit à Phnom Penh le 23 décembre 1968. Bien accueillie, logée chez les sœurs de la Providence, elle vit le premier Noël au Cambodge ! Tout un symbole ! Débute tout de suite l’initiation à la découverte du pays. Comme pour tous les missionnaires, tout commence par l’étude de la langue avec le livre des écoliers comportant des récits bien imagés sur les coutumes au Cambodge. La construction de notre maison est terminée à Pâques 1969. L’équipe entre dans le paysage de la presqu’île de Chruichangwar entre le Mékong et le Tonlé Sap face à la ville, devant le Palais Royal de Phnom Penh. De 1969 à 1971, c’est une période d’approche, d’écoute de la jeunesse féminine, peu scolarisée. Certaines sont ouvrières de la fabrique de vermicelles. En réponse à leurs besoins, leurs attentes, une formation de base est mise en place. En 1972, Irène, venant de France, rejoint l’équipe. C’est une période calme qui permet de connaître les régions de Battambang, Kompong Cham, Kratié, Kep et les temples d’Angkor Wat. La population adopte l’équipe qui participe aux différentes fêtes nationales, bouddhiques, familiales tels que les mariages. Toutes révèlent la culture du pays. Quelques familles chrétiennes forment avec les religieuses, un prêtre et les animatrices, une petite communauté au cœur de la presqu’île, à l’écoute de la population. L’accueil des jeunes au foyer répond bien à leurs attentes. Accompagnées, elles apprécient la formation conçue pour elles. Les groupes sont formés par tranches d’âges : Des fillettes de 10/13 ans, des jeunes filles bouddhistes et quelques musulmanes, de 14/18 et de 19 à 25 ans. De nombreuses jeunes venues des villages se sont jointes aux groupes de la presqu’île à cause des débuts de guerre sévissant déjà dans les campagnes. Les premières années sont riches en formation, sessions sur l’inculturation, en relation avec les familles et rencontres dans les paroisses : Cathédrale, Preha Méda, paroisse chinoise et le Carmel. En 1974/1975, la situation s’aggrave et les bruits de guerre s’approchent. L’équipe continue les activités. La correspondance avec la France se poursuit. Thérèse adresse à l’équipe la réflexion faite avec Mgr Achille Liénart, laissant le choix à l’équipe de quitter le Cambodge. L’équipe choisit de rester avec les autres missionnaires alors que les Ambassades amorcent le retrait des fonctionnaires. Grâce à l’appui des autorités locales militaires, les jeunes continuent de venir à la formation. Juste avant Pâques 1975, les khmers rouges envahissent la capitale. L’équipe, rappelée par Mgr Yves Ramousse, doit rejoindre l’Evêché. Puis tous les étrangers sont regroupés à l’Ambassade de France durant 15 jours avant de quitter le Cambodge, via la Thaïlande. Le monde entier découvre le drame du pays. Phnom Penh est vidé de ses habitants, c’est l’exode massif vers les campagnes. Toutes ces pages d’histoire sont inscrites dans les cœurs. Ce peuple habite les pensées. Comment les rejoindre ? De 1982 à 1991 un lien constant est entretenu entre les réfugiés cambodgiens en Thaïlande et Claire Amitié en France, par des voyages et aussi par des jeunes filles accueillies dans les foyers de France dont les familles sont dans ces camps. En 1992, premier retour au Cambodge mais peu de liberté d’action car les khmers rouges sont toujours bien présents à Phnom Penh et partout dans le Cambodge. En 2000, réouverture de Clair logis à Phnom Penh avec trois cambodgiennes soutenues par Salomé jusqu’en 2001. Actuellement une équipe de six cambodgiennes soutenues par Chhirtra et Nicole accueillent à la demande de l’évêque, Mgr Emile Destombes, des jeunes ouvrières venues de la campagne travailler en ville dans les usines de textile. Thérèse disait « quand une jeune est accueillie dans les foyers, elle est pour toujours dans mon cœur» Relation de Salomé Zgirska et Nicole Nivault - octobre 2008
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