| Vous êtes ici : accueil / Afrique / Bouake | ||||
Foyer Clair Logis de Bouaké (Côte d'Ivoire)
Ouvert en 1966 par trois animatrices ayant vécu l’expérience de Clair Logis à Kaolack. Ce foyer répondait à la demande de Mgr André Duirat, évêque du diocèse de Bouaké, avec l’assentiment des autorités civiles. Les premières jeunes filles qui se présentent sont analphabètes, venues très jeunes des campagnes pour être aide-ménagères ou gardiennes d’enfants chez une parente. Nourries, logées, elles ne peuvent prétendre à un salaire. Nombreuses jeunes sont issues de familles immigrées des pays voisins. Adolescentes, ces filles d’ethnies variées, ont manifesté un désir de se former pour se préparer au mariage. Au fil des années, l’accueil s’ouvre à des jeunes filles scolarisées en primaire mais sans moyens financiers pour poursuivre les études secondaires. Déterminées à assumer leur avenir, elles font preuve d’ambition et de dynamisme. Le programme éducatif adapté à la demande veut leur offrir les meilleures chances d’une réussite personnelle et sociale. Après une période d’interruption, de 2002 à 2007, durant le plus dur de la crise politique, les jeunes restées à Bouaké ont vu avec joie les portes se rouvrir. La conjoncture sociopolitique n’éteint ni l’espérance, ni la volonté de vivre dans le cœur de cette jeunesse pourtant blessée. « Découvre tes talents et fais-les fructifier » est le thème de réflexion qui mobilise l’équipe d’encadrement composée de :
DES TEMOIGNAGES
Deux monitrices
s’expriment « C’est avec joie que nous avons repris le travail avec les jeunes car elles avaient besoin de la formation du foyer qui est unique en Cote d’Ivoire. Cette année, il y a eu plus d’engouement car nous avons eu un bon effectif et nous remarquons que les jeunes ont le désir de se former afin de prendre leur vie en main. Nous espérons voir la situation financière s’améliorer car nous n’arrivons pas à joindre les deux bouts ». Amy et Dany Parole à deux jeunes du foyer
"Je
m'appelle Peyouellé Ouattara . J'ai 27 ans. Célibataire avec une
petite fille de 5 ans. Inscrite en 1ère
année à Clair Logis, j'essaie de construire mon avenir en suivant
scrupuleusement le programme de formation qui m'est proposé. Au
début, je ne désirais que la coiffure car j'étais en formation dans
un salon de coiffure avant la guerre. Pendant l'entretien avec
l'animatrice qui m'a inscrite, j'ai compris que les autres activités
allaient me permettre d'être polyvalente. Aujourd'hui, je vois la
richesse et la densité du programme de Clair Logis. Maintenant, je
sais coudre et broder. Les cours d'alphabétisation plus gestion
marketing me permettent de maintenir mon niveau intellectuel (niveau
2nde)
et d'acquérir d'autres connaissances. Je me débrouille bien en
informatique : quelquefois, les animatrices me donnent des textes à
saisir. C'est avec beaucoup de joie que je leur rends ce service ».
"Je me
nomme Oumou Faye. Je suis sénégalaise. J'étais en 2ème
année lorsque la crise est survenue. Mes parents sachant qu'il y a
des foyers au Sénégal, m'avaient proposé de m'inscrire à Thiès ou à
Kaolack.
Je n'au pu le faire car je n'avais pas de famille dans ces
deux villes. C'est ainsi que je suis revenue
à Bouaké où j'ai
travaillé dans une boulangerie en attendant la réouverture du foyer.
Dieu merci, les activités ont repris l'an dernier. Je fais partie
donc des "rescapés" du groupe de jeunes qui étaient à Clair Logis. Cette année, je suis en 3ème année et nous parlons de sortie. Les parents sont contents car nous sommes occupées tous les jours. Nous avons un projet : nous regrouper pour relancer l'atelier de coupe-couture l'année prochaine. Merci de nous soutenir en nous offrant du matériel performant et moderne. En attendant, nous travaillons avec les moyens qui sont à notre disposition. » Des foyers relais : depuis 1985, à la demande de responsables villageois, des jeunes filles au terme d’un cycle de formation et ayant exercé la fonction de monitrices sont reparties dans leur village ou dans d’autres villages pour ouvrir des centres féminins. Le foyer Eveil de Gbon Ouyé (région de Danané) de 1982 à 2002, Monga, de 19….à 200. , Allépé (région d’Abidjan), depuis.. 200. FORMATION TECHNIQUE : elle se donne en modules Informatique, coupe couture, marketing et gestion, coiffure, art culinaire, artisanat,
DES ACTIVITES SPECIFIQUES DANS DEUX VILLAGES Nous avons été interpelées par un prêtre du diocèse pour retrouver quelques jeunes filles et femmes de deux villages qui désirent recevoir la formation de Clair logis. Elles n'ont pas de tuteur à Bouaké pour bénéficier de la formation complète. Une formule pour ces jeunes filles et jeunes femme du village : initiation aux activités pratiques ; art culinaire ; puériculture ; économie familiale. Occuper sainement les jeunes filles et jeunes femmes et les retenir au village en leur proposant des activités pratiques telles que le crochet - la broderie - la couture. Actuellement, elles sont passionnées par le crochet. (comme légende). En puériculture : suivi du carnet de vaccination des enfants - préparation de la bouillie – équilibre alimentaire.
UN PARTENARIAT
Sous la houlette d'Antoine Koné, président des amis du conseil d'administration, un noyau d'amis se retrouve pour accompagner l'équipe d'animatrices dans le projet pédagogique et dans la recherche de nouveaux collaborateurs, de financements.
- Collaboration avec le PAM : Programme
Alimentaire Mondial.
STATISTIQUES
|
||||